PASSION POUR L'ART D'INDOCHINE

PASSION POUR L'ART D'INDOCHINE
Alors voilà le recueil de nouvelles-poèmes réalisé avec onze autres auteurs et une dessinatrice.

Cet ouvrage s'inspire d'Indochine, mieux il plonge carrément dans l'univers de ce groupe mêlé aux notres ;)

Et en plus en l'achetant vous faites une bonne action humanitaire :D

Pour acheter le livre: http://www.lulu.com/content/1272103

Avis ici: http://www.myspace.com/nadine_is_a_crow

et ici : http://www.myspace.com/passionpourlartdindochine

(SECTIONS BLOGS)

# Posté le lundi 26 novembre 2007 17:49

Mon myspace

Juste pour dire que je suis aussi présente sur myspace pour ceux qui connaissent ce site

Ici: http://www.myspace.com/nadine_is_a_crow

Y'a des trucs en plus à lire qui n'ont pas été postés sur ce blog

Enjoy !

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 09:19

Allez, questionnaire parce que je suis gentille ^^

Question 1 :
Depuis combien de temps êtes vous fan ? 2002

Question 2 :
Comment avez-vous connu le groupe ? (chanson entendu en radio, vu a la TV, conseillé par un ami, si autres précisez) Radio dans les années 80 puis TV en 2001

Question 3 :
Dans quels ordre métriez-vous chaque membre du groupe ? (le 1er numéro étant le favoris)

Nicola (pour les raisons évoquées dans la bio et parce que pour moi les paroles ça compte plus que la zic )
Oli- Boris
Marc- François
Matu

Question 4 :
Quelle est votre chanson préférée ? Rose song

Question 5 :
Quel est votre album préféré ? Dur de choisir^^

Question 6 :
Pour vous, êtes vous un simple fan ou bien plus que ça ? (par ex, leurs chansons vous ont-elles aidés en cas de coup dur, faites vous une collection d'articles rares ...)
Plus que ça ^^

Question 7 :
Avez-vous été à des concerts ou festivals ? Si oui, lesquels ?

Question 8 :
Etes-vous si fan au point de ressembler aux personnages du groupe ? (par ex, la coiffure de Nicola)

Question 9 :
Quel est votre âge ? 22

Question 10 :
Dans quel département français habitez-vous? (ou le pays si vous habitez à l'étranger)

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 09:48

JOYEUX NOEL


On m'avait dit lorsque j'étais gosse, ces menteurs de parents déclaraient...

« A Noël, la tradition veut qu'on garde un couvert pour inviter à manger un sans-abri. »


Ah, qu'elle est belle la théorie pour se donner bonne conscience...

Soit... maintenant j'ai vingt-huit ans et personne ne m'a encore jamais invité à manger depuis mon premier hiver passé à la rue. Au contraire on m'ignore, les gens foncent tête baissée devant moi pour ne pas me voir. Ce serait gâcher leur fête... certains sortent du magasin avec une boîte de foie gras dans la main et s'empressent de la planquer lorsqu'ils me voient... bouffer des trucs de luxe, ça fait culpabiliser, dans le fond...

Alors pour me réchauffer et dans l'attente de pouvoir me racheter des vêtements chauds, je traîne dans les rues, j'en fais le tour pour la millième fois. Il faudrait aussi que j'aille chez le dentiste pour régler mon problème de carie, mais je n'ai pas les moyens de me payer une couronne pour remplacer ma dent usée.
Mon chien Gaspard suit mes pas, il n'a pas mangé depuis trois jours le pauvre, on commence à lui compter les côtes à ce pauvre animal. Mais il ne m'en veut pas, il se contente de vivre et de prendre ce qui lui est donné, tôt ou tard. Parfois des enfants viennent me donner une petite pièce de dix ou vingt centimes.

« Maman a dit que c'est pour ton chien. »

Puis ils repartent et ne reviennent jamais me voir. Cela vous dégoûte peut-être mais pourquoi donc ? C'est la société dans laquelle nous sommes tous nés... de toute façon dans trois semaines vous penserez à autre chose qu'à moi.

Je regarde les boutiques... sapins de noël, vous les achetez, vous les jetez sur un trottoir,
destination les ordures une fois que vous avez fini de vous bâfrer comme des porcs, j'appelle ça un massacre autorisé. Mais ce ne sont que des arbres, me direz-vous...
Parfois j'entre dans une galerie marchande surchauffée afin de ne plus avoir froid mais je me fais virer à l'extérieur car je trouble la tranquillité des clients, entraînant une baisse des profits des magasins en question... je ne suis pas le bienvenu.
Alors je regarde les vitrines, toutes ces couleurs vives, ce rouge, ce doré, ce bleu roi magnifique, ces enfants qui sourient jusqu'aux oreilles comme si la vie n'était que joie et paradis. Ce spectacle est à gerber mais j'aimerais tant que ce soit vrai.

Je me souviens encore du dernier noël... j'étais assis par terre à côté d'un macdo, à deux pas de moi un pigeon agonisant, agité de spasmes. Trois femmes d'un certain âge qui avaient regardé ailleurs en passant à ma hauteur se sont précipitées sur cet oiseau, la mine catastrophée.

« Mais il faut faire quelque chose ! Vite vite ! », criaient-elles en espérant qu'un passant volerait au secours de cet animal pour qui c'était déjà foutu de toute façon.

Face à l'ignorance des gens, ces trois femmes s'en étaient allées sans un regard pour moi. La société préfèrerait me voir mort. Et moi j'en ai assez d'être gentil avec ces gens-là.

Je me souviens aussi d'une chose que j'ai faite il y a deux jours de cela. Je suis tombé nez à nez avec une femme au manteau de vison, je lui ai demandé une pièce, juste une. Elle m'a dévisagé d'un air très hautain.

« J'ai pas d'argent sur moi », avait-elle dit d'un ton sec.

Cette bourgeoise s'était éloignée, son talon avait dérapé sur une plaque de glace et elle était tombée sur le trottoir enneigé. Son sac à main s'était ouvert, laissant sortir une liasse de billets. Il devait y en avoir pour mille euros... j'ai disjoncté, je l'ai rouée de coups sans la laisser se relever. J'ai pris son crâne et je l'ai tapé sur le rebord du trottoir avant de m'enfuir avec l'argent, je l'ai laissée pour morte, son sang souillant la neige encore immaculée.
J'ai partagé mon butin avec mes copains de galère, certains ont acheté leur dose de drogue qui s'est avérée être fatale, d'autres ont été dormir à l'hôtel miteux du quartier. Au moins, ils étaient au chaud. Quant à moi, les flics m'ont racketté lors d'un contrôle d'identité.

« Tiens, ça te fera de quoi racheter des clopes », avait dit le policier qui me fouillait en filant mes billets au collègue qui me surveillait. Pas besoin de menaces, l'uniforme suffisait...

Ils étaient partis en riant de moi.

La nuit tombait et la température commençait à chuter. Je me suis mis à l'abri avec mon chien, entre deux cartons. Sentant une certaine torpeur envahir mon corps, j'ai caressé mon Gaspard. Il a compris, il s'est couché contre moi, je l'ai enlacé et fermé les yeux. Sommeil, doux sommeil, et chaud...

Société, tu m'as tué. Joyeux noël à toi.

# Posté le jeudi 13 décembre 2007 12:22

Petite définition du roman noir ^^

Petite définition du roman noir ^^
Que disent les romans noirs américains et leurs homologues français surgis après 1968 ?


Le roman « noir » enracine les crimes dans les circonstances sociales dans lesquelles ils
sont commis. Ce n'est plus l'individu seul qui est criminel, c'est le monde de souffrance,
de misère, de violence et de corruption dans lequel nous vivons qui produit les individus
criminels, ce monde que la loi et la justice recouvrent, sans l'organiser. Le rétablissement
de l'ordre, s'il a lieu, n'est jamais que le rétablissement précaire, identifié comme tel,
d'une apparence d'ordre et de paix.

Cela me ressemble assez :)

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 16:58